Ça se passait au tournant des années 2 000. Au temps de la folie des petites compagnies technologiques dont on pouvait acheter les actions pour quelques sous sur les marchés boursiers. Dans le temps de le dire, le prix de ces actions pouvaient tripler, quintupler ou décupler. Tout le monde, même la foule des gens qui ne connaissaient rien en finances, voulaient participer à cette frénésie des technos. Des sociétés qui plus souvent qu'autrement n'étaient que des entreprises virtuelles, n'enregistrant aucun revenu, encore moins de profit. Les membres de mon entourage, de ma parenté; mes compagnons de travail et même de vagues connaissances, sachant que j'étais actif sur les marchés boursiers, me demandaient des "tuyaux" pour les aider à faire fortune eux aussi ! Hélas ! Je les décevais toujours en leur demandant s'ils avaient des dettes ou s'ils pourraient se permettre de perdre l'argent qu'ils voulaient "jouer" à la bourse. Car, pour eux, il s'agissait bien d'un jeu. Comme la roulette au casino. Cette expression, "jouer à la bourse", m'agace et m'énerve toujours. On ne joue pas à la bourse ! Ce n'est pas un jeu de monopoly ! Je conseillais à tous ces gens avides de gains instantanés comme à la loterie, de payer plutôt leur hypothèque ou d'arrêter d'abuser de leurs cartes de crédit. Un moyen bien plus sûr de s'enrichir et de ne pas perdre leur chemise sur les marchés boursiers. Ceux qui, il y a dix ans, ont suivi ce conseil, ont vu leur investissement doubler ou tripler au même rythme que la valeur de leur propriété immobilière. Bien sûr, il aurait pu en être autrement. Le marché immobilier aurait pu rapporter moins. Mais chose certaine, ceux et celles qui, au contraire, ont préféré ignorer mon avis, ont perdu beaucoup de fric quand la bulle technologique a éclaté. Ne sachant pas à qui ou à quoi ils avaient affaires en se risquant sur les marchés boursiers, je les mettais souvent en garde contre leur ignorance. J'utilisais la comparaison d'un aquarium gigantesque dans lequel eux, les petits boursicoteurs, sont de minuscules poissons en bas de la chaîne alimentaire. Autour d'eux, prêts à les dévorer rapidement, des poissons carnivores de tailles plus grandes. Et tout en haut de cette chaîne alimentaire se trouvaient les dangereux requins de la finance. Somme toute, un environnement dangereux pour le menu fretin qui ne se méfie pas de ses "voisins de table".
Il y a dix ans, on ne parlait pas comme aujourd'hui du problème de la dette publique. La dette ou le sur-endettement des pays était quelque chose d'abstrait. De nos jours ce concept est plus réel que jamais. Il ébranle les fondements financiers de plusieurs pays, notamment ceux du sud de l'Europe. Ces états sont sous la surveillance des agences de cotation. Plusieurs viennent justement d'être décotés. Même des puissances mondiales comme les États-Unis et la France ont perdu de la crédibilité aux yeux des grands prêteurs d'argent. C'est le résultat que l'on obtient quand on se croit tout permis ou que l'on vit au-dessus de ses moyens pour trop longtemps. Pourtant, plusieurs dirigeants politiques ne semblent pas avoir encore entendu l'alarme du sur-endettement. Au contraire, disent-ils, il faut en profiter pour emprunter de fortes sommes d'argent maintenant, pendant que les taux d'intérêt sont au plus bas... Ils oublient que ces taux finiront bien par remonter un jour ou l'autre, et que leur boulet financier sera encore plus lourd à traîner...
Actuellement, quelques indices boursiers en Europe et aux États-Unis semblent avoir stoppé leur chute et sont entrés en période de consolidation. Une relance à la hausse apparaît possible. Jusqu'où ? Personne ne le sait. Les pronostiqueurs évoquent une croissance économique modeste pour 2012 et les années suivantes. Mais tant que la Chine et l'Europe ne donneront pas des signes positifs quant à leur situation économique respective, tous les marchés boursiers un peu partout dans le monde seront affectés par cette incertitude et ce frein que constitue le problème des dettes souveraines. Diminués par cette morosité générale, les profits des compagnies américaines seront aussi touchés par la force du dollar américain. Il y a en effet une grande quantité d'entreprises u.s. qui tirent une partie importante de leurs revenus de la vente de leurs produits sur les marchés étrangers. Pendant que des monnaies comme l'euro sont en chute libre, les comptables de ces compagnies doivent convertir ces devises affaiblies en dollars américains qui, eux, ne cessent de gagner de la valeur parce qu'en période d'incertitude, comme celle que nous vivons, le billet vert sert de valeur refuge pour les directeurs des banques centrales un peu partout sur la planète. Si ce phénomène influence négativement la rentabilité des entreprises américaines, c'est un moindre mal par rapport à la crise du sur-endettement qui apparaît bien plus menaçante. On croit que cette crise va s'estomper avec le temps ou que l'on va trouver une solution pour amoindrir ses effets. En attendant, on se croise les doigts en espérant qu'une autre crise, venue d'on ne sait où, ne vienne pas envenimer les choses... Alors on pourrait comparer la bourse à la roulette et proclamer : «rien ne va plus, faites vos jeux» ! Se risquer sur les marchés boursiers ressemblerait plutôt au jeu dangereux de la roulette russe !
Actuellement, quelques indices boursiers en Europe et aux États-Unis semblent avoir stoppé leur chute et sont entrés en période de consolidation. Une relance à la hausse apparaît possible. Jusqu'où ? Personne ne le sait. Les pronostiqueurs évoquent une croissance économique modeste pour 2012 et les années suivantes. Mais tant que la Chine et l'Europe ne donneront pas des signes positifs quant à leur situation économique respective, tous les marchés boursiers un peu partout dans le monde seront affectés par cette incertitude et ce frein que constitue le problème des dettes souveraines. Diminués par cette morosité générale, les profits des compagnies américaines seront aussi touchés par la force du dollar américain. Il y a en effet une grande quantité d'entreprises u.s. qui tirent une partie importante de leurs revenus de la vente de leurs produits sur les marchés étrangers. Pendant que des monnaies comme l'euro sont en chute libre, les comptables de ces compagnies doivent convertir ces devises affaiblies en dollars américains qui, eux, ne cessent de gagner de la valeur parce qu'en période d'incertitude, comme celle que nous vivons, le billet vert sert de valeur refuge pour les directeurs des banques centrales un peu partout sur la planète. Si ce phénomène influence négativement la rentabilité des entreprises américaines, c'est un moindre mal par rapport à la crise du sur-endettement qui apparaît bien plus menaçante. On croit que cette crise va s'estomper avec le temps ou que l'on va trouver une solution pour amoindrir ses effets. En attendant, on se croise les doigts en espérant qu'une autre crise, venue d'on ne sait où, ne vienne pas envenimer les choses... Alors on pourrait comparer la bourse à la roulette et proclamer : «rien ne va plus, faites vos jeux» ! Se risquer sur les marchés boursiers ressemblerait plutôt au jeu dangereux de la roulette russe !

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